Remettre les choses dans l’ordre.

Aujourd’hui je passe mon dimanche à tenter de répondre au rapport de notre inspection du mois de mars que j’ai reçu vendredi . Soit 7 mois plus tard…

Lire et relire des phrases injustes, des jugements infondés. Un manque total de bienveillance sur le moment vécu, et marqué normalement sur cet ignoble papier .

J’essaie de me rappeler de tout. et heureusement que j’en avais parlé ici :

Je savais qu’il ne serait pas bon, mais je n’avais jamais imaginé à ce point.

Au delà de mon fils qui a été malmené par un conseiller, qui je pense aurait dû passer la main, au lieu de s’acharner comme il l’a fait.

Qui aurait dû demander notre aide, au lieu d’imposer un rythme, alors qu’il avait perdu mon fils et son attention dès le départ.

Cette personne qui n’a pas hésité à débriefer DEVANT mon fils, se moquant de sa façon dire NEW YORK, ou qui devant lui a dit qu’il ne savait ni lire, ni écrire ni compter. Mots entendus, et perçus par mon fils comme un jugement blessant. Il m’a fallu toute la patience que j’ai, pour expliquer que ce monsieur ne l’avait pas compris et qu’il avait fait de son mieux.

Ce que je réalise avec effroi c’est que ce n’est pas lui qui est jugé, mais moi. Moi qui pratique l’INSTRUCTION EN FAMILLE.

Au finish, je peux essayer toutes sortes de pédagogies, me former, ou encore l’accompagner dans ses choix. Quoiqu’il arrive ce ne sera pas suffisant, car je ne suis pas PROF/instit, je ne suis pas une “professionnelle de l’éducation”. Et pourtant, j’ai été pionne pendant 5 ans, en zep sensible violente à Marseille où je pense qu’aucun des deux présents ce jour là ont mis les pieds dans ce type d’établisement.

J’ai donné des cours de remise à niveau, accompagnés les rejetés du système scolaire en Chambre de Métiers, ou en tant que conseillère en insertion, où j’ai même aidé en Greta et Mission Locale à retourner vers une formation professionnelle les exclus du système scolaire. Toujours avec bienveillance, et sans jugement. Que sait-il de moi? M’ont il posé une question sur ma formation en FLE (français langue étrangère) , ou sur les compétences d’éducateur sportif de leur père?

NON !

Les efforts que je fais pour atteindre le même niveau qu’un enfant “normal” c’est à dire qui ne serait pas dysphasique et encore je déteste ce mot “normal” qui n’a de sens, que si je pense que mon enfant est différent.

LE travail de recherches, les lectures, mes essais d’apprentissages, de pédagogies, la mise en place de méthode ou encore sa joie, son désir d’apprendre et son bonheur de pouvoir prendre son temps. Non tout cela n’est rien. Tout cela est vain. Alors faut-il que j’arrête?

Non, certainement pas, car je sais que je fais BIEN, pour mes enfants, pour mon fils.

Mais qui sont ces personnes? Comment ose-t-ils être dans le jugement?

Sur papier, ils mettent le doute sur la violence et l’accueil si peu bienveillants de l’ école en omettant d’écrire l’odieux chantage dont nous avions été victime par le maire du village et la directrice : retirer les photo, contre la radiation…

Ils posent un doute inacceptable sur les allés retours aux urgences pour les blessures si fréquentes, qui vont du simple “bobo” (bosse), à la botte écrasée sur le visage de mon grand, et au nez cassé de mon moyen. Supposant lourdement que ce n’est pas vrai, ou pire que cela vient de chez nous, car j’ai montré les photos des blessures avec “bleus et bosses”. Non mais sérieusement?!

Ils parlent de ma maison, de ma salle à manger de petite “taille” qui abrite sur une étagère les outils de l’enfant. En réalité, ce n’est pas une étagère mais bien 3 bibliothèques, et 2 étagères.

Mon salon. n’a pas changé depuis deux ans, et j’en parlais ici. Et je pense que même si nous nous installions dans la cuisine, par terre ou ailleurs, peut importe le lieu, tant que l’instruction se fait…

Ils disent :

“Des documents de travail et ouvrages ont été montrés sans qu’il soit possible de mesurer leur utilisation réelle”.

Je pense qu’au fil de mes articles, de mes posts instagram, je montre leur utilisation réelle et quotidienne. Pourquoi n’ont ils pas voulu ouvrir un support? les cahiers? regarder le classeur?

ma colère est justifiée!

Je suis en colère pour les suppositions qu’ils font. Sur les jugements sans fondements qu’ils émettent .

Je ne mettrais pas le compte rendu ici car il est vraiment personnel, et absolument pas le reflet de notre réalité, que je poste ici.

Je viens juste exprimer ma colère quelque part.

Ils ont l’adresse de ce blog, ou encore le lien de mon Instagram. Je veux juste leur dire (et je leur dirai bientôt) qu’ils revoient leur pratique car elle n’a rien de positive.

Leur rapport survole…

Ils n’ont pas lu le document que j’ai envoyé. Les 7 pages de notre IEF, qui précisaient le retard de langage, notre programmation etc et comment je travaillais avec lui.

Ils ne savaient donc pas ce que je faisais avec Arthur, ni les supports utilisés ou autre. Et ils ne sont pas intéressés durant leur visite à quoique ce soit.

Je suis le programme établi par l’Education Nationale, en respectant les niveaux d’apprentissages en piochant sur EDUSCOL (ou ailleurs).

J’ai pris des cours par correspondances, qui apportent un plan et une progression afin de cadrer à leurs attentes. Malgré le coût très lourd pour notre budget.

Mais au finish, ce ne sera jamais assez bien.

La seule bonne chose serait que j’envoie mes mômes se faire tabasser dans leur ancienne école, ou encore que mon grand ,soit mis de côté assis sur une chaise à part, comme cela a été fait, afin qu’il fiche la paix aux autres élèves. La dysphasie est tellement difficile à cadrer.

Ils sont capables (la circonscription) d’apporter de l’aide au parcours d’apprentissage de mon fils. Ah oui, mis il était où quand je cherchais des solutions durant les 8 mois de leur scolarité? Et qu’ont ils fait quand je signalais les problèmes? Rien, justement car la directrice ne déclarait rien…

A priori, seul, le conseil du médecin scolaire peut “aider” notre fils.

A cela je dis “non merci”. A cela je réponds l’intrusion dans la sphère médicale n’a pas lieu d’être. Que j’ai le droit de refuser ces propositions.

A cela je réponds que son père et moi même avons fait le choix de le faire suivre ailleurs . Qu’ils ne sont pas aptes à juger des problématiques d’apprentissages de l’acquisition du langage, de l’attention ou de la concentration de notre fils. Tiens donc, ils s’aventurent donc vers d’autres problèmes…

De quel droit? Sont ils professionnels? et quand bien même ce serait le cas, que pourraient ils faire, quand je vois tous les parents qui se battent pour des AVS, ou qui n’ont pas de place en ULIS, ou encore qui sont confrontés au handicap et à l’absence de prise en considération.

Peuvent ils m’assurer que mon fils sera “bien” accompagné? qu’il pourra bénéficier de tous les égards que sa ou ses pathologies demandent? Qu’il sera heureux d’apprendre? qu’il ne sera plus jugé pour sa différence ?

Non car même eux, n’en sont pas capables…

Comment être si peu professionnel et culpabiliser autrui !

Ils ont été là pour évaluer Arthur, qui a ce moment là, n’a pas participé, collaboré ou encore souhaité répondre aux sollicitations du conseiller et je pense que c’était son droit, s’il ne se sentait pas en confiance.

Il n’a pas montré l’enfant apprenant que je connais, parce que le conseiller n’a pas voulu le suivre sur sa passion de l’instant, quand il lui a montré le corps humain fabriqué par ses soins . Ou encore quand il a voulu lui montrer New York et ses cartes postales reçues.

Dans le rapport ils présupposent qu’il ne connait pas les organes du corps humain (appris avec les coffrets du corps humain que nous avons) , et ne connaît pas la géographie.

Intérieurement je rigole, car de mémoire il est capable de montrer sur la carte de France où est Papou, Mamie, ou Papi (Toulon Tarn et Garonne et Alsace) ou encore mettre l’île de Pâques à sa place, le Nil etc.

Il ne comprennent pas non plus pourquoi il parle anglais, ou s’intéresse au chinois. S’ils savaient combien Arthur rêve de visiter New York et la Grande Muraille de Chine… mais non, ils ne savent pas, ils n’ont pas écoutés. Puisque pour eux, il n’a qu’un “langage d’un enfant de 2 ans approximativement”. Et je ne parle pas de ce fameux conte lu, que mon fils n’a pas aimé. Mon Dieu, il n’a pas nommé la “sorcière”…

Je suis coupable surement de proposer trop d’activités à mes enfants, ou trop de supports, ou peut être justement d’allumer un écran, car a priori ce n’est pas normal qu’il ait un robot comme Cozmo, ou que j’achète des supports numériques (livre Ratus par exemple). Ou qu’il fasse des maths avec la Khan Academy et des langues avec Duolingo.

Je culpabilise de n’être qu’une mère qui accompagne au mieux son enfant !

Pour terminer avec une note d’humour, on peut venir évaluer les compétences d’un enfant, et faire une multitude de fautes (temps, mots, verbes). J’ai envie de sortir mon stylo rouge et de renvoyer la copie avec une mauvaise note…

Bah alors, on n’utilise pas le Bescherel ou encore le dictionnaire?

Je suis désolée pour cet article décousu, j’ai mis des mots pour évacuer mon immense colère. Avec une seule question :

POURQUOI?

8 commentaires
  1. Amandine dit

    Courage Céline, tu fais ce qu il faut pour Arthur , ils n aiment pas avoir tord ou remettre en cause leur système (pas tous mais bcp qd mm…) , je t enverrai le comportement de l instit d’Alexandre en fin d année de cp. ..(dysphasique également. ..) , je n ai pas le cran de faire l’instruction à la maison et pourtant. …Cette année ils ont remis en.causes la façon de faire des professionnels qui entourent alex
    …Ainsi que nous…”mais il regarde peut être trop la TV?…” si seulement ils pouvaient un peu lire sur le sujet….Un jour ils quitterons leur oeillères. Désolée pour les fautes

    1. Céline de Notre IEF au Quotidien dit

      Ohhh mais comme c est triste de remettre en question le suivi ou la famille . Comme c est nul j ai pas de mots assez fort devant ce dogme buté . (D hab je m en fiche des fautes , j en fais beaucoup mais dans leur courrier c est … )

  2. Camille dit

    Pfff ça ne m’étonne pas…C’est connu que les inspecteurs sont des profs ratés qui se sont reconvertis…alors qu’une maman fasse mieux qu’eux ce n’est pas possible!!😅

    1. Céline de Notre IEF au Quotidien dit

      ah ça, non ce n’est pas possible faire mieux? non impossible… Mais je continue pour lui, parce que je sais que pour l’instant je l’aide, je lui sers, je l’accompagne, et je lui apporte une possibilité d’apprendre en fonction de ses difficultés.

  3. Agathe Barbier dit

    je suis navré de lire ca franchement! gros bisous a toi et a tes loulous et en esperant que le prochain controle se passe mieux!

    1. Céline de Notre IEF au Quotidien dit

      merci , oui j’espère que cela se passera mieux. Il a tellement évolué ces derniers mois…

  4. Laetitia dit

    Parole de prof dans un endroit ordinaire ou l’on met tous les enfants dont on ne veut plus ailleurs (et toujours dans le public), les IENs oublient la personnalisation du parcours de chaque élève et qui plus est en IEF. Continue comme tu le sens pour tes enfants. C’est toi leur maman, c’est toi qui est là au quotidien.

    1. Céline de Notre IEF au Quotidien dit

      merciiii et merci et merciiiii

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre commentaire sera disponible après modération par l'un des administrateur du site, merci.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accepter Lire plus